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Les clés du passé

De la Nouvelle-France d’hier au Canada d’aujourd’hui, quatre siècles ont passé (voir lors d’un circuit privé Canada). Quatre siècles de rivalités commerciales et de guerres franco-anglaises, de larmes et de nostalgie, d’exploits pour développer un continent vierge. Une longue marche vers la liberté et la prospérité. 

Première vague : des tribus asiatiques

Trente millénaires avant l’arrivée des Européens, des tribus poursuivant depuis l’Asie des troupeaux de cervidés commencent à franchir le détroit de Béring, et se dispersent à travers le continent américain, alors totalement désert. Ainsi s’établissent, de l’Alaska à la Terre de Feu, une multitude de groupes qui adaptent leurs modes de vie aux différents climats et environnements, plaines, montagnes, bords de lacs…, et qui créent peu à peu des cultures originales.
Pêcheurs ou chasseurs, ces premiers occupants du futur Canada se combattent souvent, toujours en quête de nouveaux territoires. On appelle aujourd’hui leurs descendants Amérindiens.

Les Européens débarquent

Des Vikings relâchent à Terre-Neuve et au Labrador aux environs de l’an 1000. Ils auraient même tenté d’y développer la culture de la vigne. Mais cette incursion reste sans lendemain, et le Nouveau Monde retourne à l’oubli pendant encore 500 ans.
Ce n’est qu’en 1497 que John Cabot, navigateur italien au service du roi d’Angleterre, se hasarde à son tour sur les rivages d’outre-Atlantique, et révèle à l’Europe l’existence d’inépuisables bancs de morues au large de Terre-Neuve.

Jacques Cartier remonte le Saint-Laurent

La véritable exploration de ces nouvelles terres du nord ne commence qu’avec Jacques Cartier, en 1534.Mandaté par François Ier pour découvrir un passage vers la Chine, le navigateur malouin prend possession du pays au nom du roi de France, remonte le Saint-Laurent jusqu’à l’actuel Montréal, établit des contacts avec des tribus indiennes, mais ne peut obtenir des crédits pour implanter des colons.
Paralysée par les guerres de Religion, la France renonce d’ailleurs bientôt aux aventures extérieures. Il faut attendre le règne d’Henri IV pour que démarre la colonisation.

La traite des fourrures

La vogue grandissante des vêtements en fourrure pousse d’audacieux négociants, aussi bien anglais que français, vers les rives du Canada.
Dès 1604, le sieur de Monts crée un comptoir à Port-Royal, sur la côte atlantique, afin d’acheter aux Micmac des peaux de castors et de visons. C’est l’embryon de l’Acadie, sur le territoire actuel de la Nouvelle-Ecosse.
La Nouvelle-France naît quatre ans plus tard, quand le Charentais Samuel de Champlain fonde la ville de Québec. Le premier hiver est dramatique. Sur 28 hommes, 20 meurent du scorbut ou de sous-alimentation. Mais l’élan est donné.
Bientôt arrivent du Poitou, de Vendée et d’Anjou quelques dizaines de colons auxquels des recruteurs ont promis monts et merveilles. Ils seront 300 à la mort de Champlain, en 1635, et 16 000 à la fin du XVIIe siècle.

Premiers conflits

Très vite, des conflits éclatent. D’abord avec les Anglais, déjà installés dans leurs colonies américaines qui bordent l’Atlantique, plus au sud, et que la présence française risque d’asphyxier. Mais surtout avec les Iroquois, partenaires commerciaux des Anglais et ennemis traditionnels des Hurons, Montagnais etAlgonquins, lesquels se sont rangés du côté français.
Pendant des dizaines d’années, les combats font rage entre les tribus indiennes, conflits alimentés bien sûr par leurs alliés respectifs. Ils ne cessent qu’en 1701, avec la défaite définitive des Iroquois.

L’odyssée des coureurs des bois
Laissant aux commerçants officiels le soin d’acheter des peaux dans les comptoirs de Montréal, des jeunes aventuriers s’enfoncent dans l’arrière-pays, seuls ou en groupes, afin de négocier directement les achats, voire traquer eux-mêmes les bêtes à fourrure. D’abord considérés comme des hors-la-loi, ces « coureurs des bois » sont légalisés en 1681 et employés par les grandes sociétés. Ils partent pendant des mois, quelquefois pendant une année, suivent des cours d’eau jusqu’alors inconnus, découvrent des peuples ignorés. Ils fraient ainsi le chemin aux futures explorations de La Vérendrye, Marquette et Jolliet vers le bassin du Mississippi et la Louisiane. Une nouvelle occasion de se heurter
aux Anglais.

Une province française

Ni ces conflits, ni les rigueurs du climat, ni l’éloignement n’entravent cependant l’essor de la nouvelle colonie. Dès 1615, l’Eglise dépêche au Canada ses premiers missionnaires, et en 1627 Richelieu confie à la Compagnie des Cent-Associés le monopole de l’achat des fourrures. Fondée en 1642 afin d’évangéliser plus facilement les tribus indiennes, Ville-Marie, la future Montréal, témoigne de la confiance du pouvoir royal en l’avenir de la Nouvelle-France. Confiance renouvelée par Louis XIV qui décide d’administrer lui-même la nouvelle colonie, l’institue province française, recrute des travailleurs agricoles, dote 800 jeunes femmes volontaires afin d’y prendre mari, envoie un régiment pour lutter contre les Iroquois, et encourage les soldats à rester ensuite sur place comme colons. 

L’apogée de la Nouvelle-France

Cent ans à peine après la fondation des premiers comptoirs, les colons de la Nouvelle-France connaissent au commencement du XVIIIe siècle une prospérité ignorée de leurs frères européens. Déchargés de l’énorme poids de l’impôt et des devoirs dus au seigneur, les paysans peuvent cultiver en paix leurs étroites et longues bandes de terre donnant sur les routes et les cours d’eau.
Le monopole du commerce des fourrures en Amérique du Nord dynamise l’activité économique. La population grandit régulièrement. Les Iroquois assagis, la bonne entente avec les Indiens s’affirme sans problème. Le territoire s’étend vers le sud, jusqu’en Louisiane. L’avenir s’annonce plein de promesses.

La conquête anglaise

Suite à la guerre de Succession d’Espagne, le traité d’Utrecht (1713) entraîne le démantèlement du Canada. La baie d’Hudson, Terre-Neuve et l’Acadie (aujourd’hui la Nouvelle-Ecosse) passent à l’Angleterre.
Une paix précaire s’installe, que les Anglais mettent à profit pour se fortifier et faire venir des troupes et des colons. Pour assurer leurs arrières, ils décident en 1755 de chasser les Acadiens français. C’est ce que l’Histoire appelle « le Grand Dérangement ».
Empêtré dans l’imbroglio de la guerre de Sept Ans, influencé par Voltaire qui suggère d’abandonner « ces quelques arpents de terres glacées » au profit des luxuriantes Antilles, conscient également de l’infériorité numérique française face aux colonies anglaises d’Amérique, Louis XV ne réagit pas.
Les colons demandent d’importants renforts. Vainement. En 1759, les Britanniques conquièrent la ville de Québec. Montréal tombe un an plus tard. Par le traité de Paris de 1763, la France cède à l’Angleterre la totalité de ses possessions. C’en est fini de la Nouvelle-France.

Naissance d’une nation

Face à une population française très majoritaire, les Anglais adoptent un profil bas. Ils reconnaissent les institutions existantes, et confirment le rôle de l’Eglise catholique et des seigneurs locaux. Ainsi ont-ils les mains libres pour combattre les Insurgés américains, dans leurs 13 colonies du Sud.
Ils perdent cependant la partie, et l’indépendance américaine change rapidement le rapport des forces. Des dizaines de milliers de Loyalistes anglophones, citoyens des Etats-Unis fidèles à la Couronne britannique, rejoignent les Ecossais et les Allemands installés depuis peu dans les provinces atlantiquescanadiennes. D’autres, plus aventureux, partent au-delà de Montréal afin de coloniser une région sauvage qui va devenir la province de l’Ontario.

La tragédie du Grand Dérangement
Devant le refus des Acadiens de jurer fidélité à leur nouvel occupant britannique, le colonel Charles Lawrence décide en 1755 leur déportation. Les familles sont volontairement dispersées, tous sont entassés sur des bateaux et expédiés sur les côtes du Massachusetts et de la Louisiane, où leurs descendants font souche sous le nom de Cajuns. On estime qu’en huit ans, près de 15 000 Acadiens furent ainsi chassés, leurs églises brûlées, leurs terres distribuées aux colons anglais. Certains revinrent plus tard et s’installèrent au Nouveau-Brunswick, d’autres retournèrent en France, notamment à Belle-Ile. L’écrivain américain Longfellow s’inspira en 1847 de ce drame dans son poème Evangéline, histoire touchante de deux jeunes fiancés séparés par la déportation. Dans beaucoup de villages, des statues de son héroïne témoignent aujourd’hui encore de cette tragédie.

Anglophones contre francophones

Conséquence de l’arrivée de ces nouveaux colons, deux sociétés se retrouvent rapidement face à face : l’une, francophone et catholique, enracinée depuis des générations dans le monde rural, volontiers nostalgique de sa grandeur passée ; l’autre, anglo-saxonne et protestante, émigrée de fraîche date, avide de se forger une nouvelle patrie.
En 1791, un Acte constitutionnel consacre cette dualité. Aux francophones, le Bas-Canada, celui du Saint-Laurent ; aux anglophones, le Haut-Canada, celui des Grands Lacs. Malgré de nombreux aménagements, ce clivage s’est perpétué jusqu’à nos jours.

La Conquête de l’Ouest

Pendant des décennies, des générations de pionniers s’appliquent à combler le grand vide qui sépare d’une part le Bas et le Haut-Canada, devenus en 1841 une seule province baptisée Canada-Uni, et de l’autre la lointaine Colombie-Britannique et les populations qui se sont installées le long de la côte pacifique. Ils commencent à coloniser la Prairie, nouent des rapports généralement pacifiques avec les Amérindiens, créent des villages et jettent les bases de nouvelles provinces, mais l’évidence s’impose : seul, un train transcontinental peut développer et unifier le pays. Les différentes provinces, aussi bien de l’Est que de l’Ouest, en exigent d’ailleurs la construction pour entrer dans la Confédération canadienne de 1867.
Promesse tenue. Vingt ans plus tard, après des exploits héroïques, le « Canadian Pacific Railway » joint d’une seule traite l’Atlantique et le Pacifique.
Le Canada entre dans le monde moderne.

Le défi du Canadian Pacific
L’exploit fut gigantesque. Pour relier les deux océans, il fallait créer une voie ferrée de plus de 6 000 kilomètres, traversant les étendues désertiques des Grandes Plaines et franchissant la formidable barrière des Rocheuses. Le défi était colossal, mais le 28 juin 1886, le premier convoi du Canadian Pacific Railway quittait Montréal pour Vancouver.
Tout au long de la ligne, des villes se mirent à pousser. De nouveaux émigrants s’installèrent. Des routes rayonnèrent de part et d’autre de la voie. L’austère prairie se métamorphosa en grenier à blé que le train transportait jusqu’aux ports des Grands Lacs, d’où il était exporté par bateaux vers l’Europe. Et le tourisme naquit dans les Rocheuses, où la société Canadian Pacific construisit des hôtels de rêve, rebaptisés aujourd’hui Fairmont.

Un « dominion » britannique

Pendant tout le XIXe et le début du XXe siècle, le Canada demeure étroitement lié à la Grande-Bretagne.
L’afflux d’émigrés écossais et irlandais marginalise peu à peu la communauté francophone. Reléguée dans les campagnes, dépossédée de ses anciens pouvoirs, celle-ci se révolte à plusieurs reprises, mais l’armée britannique noie dans le sang les rebelles insurgés.
Sur le plan politique, après force négociations entre les provinces, dès sa création, le 1er juillet 1867, la Confédération canadienne opte pour le statut de dominion.
Sur le plan économique, elle reste rivée au modèle anglais pendant toute la révolution industrielle, y compris en ce qui concerne le travail des femmes et des enfants dans les manufactures.
Enfin, malgré l’opposition des Québécois, qui n’ont pas oublié l’abandon par la France, le Canada participe d’enthousiasme à la Première Guerre mondiale. Ce n’est que dans les années 1920 qu’il commence à distendre ses liens avec Londres.

Enfin l’indépendance

L’heure des Etats-Unis commence. Leur proximité, leur dynamisme, leurs capitaux attirent irrésistiblement le Canada dans leur orbite. Dès 1927, ce dernier noue des relations diplomatiques avec son puissant voisin (ainsi qu’avec la France) et en 1931, l’Angleterre reconnaît l’indépendance de son ancien dominion.
La richesse énergétique du Canada, le développement de ses activités industrielles et minières, le font entrer après la Seconde Guerre mondiale dans une société de consommation dont le niveau égale celui des Etats-Unis. Consécration : en 1988, à Toronto, il est admis dans le groupe des sept nations les plus riches du monde. Et en 1989, il signe un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, élargi au Mexique en 1994 (ALENA).

Le réveil québécois

Exclus du monde anglophone des affaires et écrasés par le clergé, les francophones lancent un mouvement de contestation : la révolution tranquille. Ils se détachent peu à peu de l’Église. En opposition au Parti libéral, Gille Duceppe crée le « bloc québécois ». Ce parti francophone milite pour un Québec souverain. En janvier 2006, le conservateur Stephen Harper devient Premier ministre fédéral. Le 7 septembre 2008, il déclenche des élections prématurées, menacé par un vote de confiance des partis à l’opposition. Il est réélu le 14 octobre 2008.

 

 

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